Dans les bois

Je suis allée courir ce matin. Cela faisait plusieurs semaines que je n’y allais pas et j’ai redécouvert la forêt, mon tapis de course favoris. Il avait plu toute le nuit et l’odeur d’humus était forte, enivrante, euphorique. L’air avait cette fraîcheur de début d’hiver et portait une douceur de fin d’automne, qui retient encore un parfum d’été, un parfum de nostalgie de nuits plus longues, de journées colorées.

J’ai traîné ma carcasse jusqu’à la forêt ce matin. Cela faisait longtemps que je n’y allais pas et au bout de deux minutes j’étais déjà si essoufflée que ma vision en était brouillée, ma tête trop chaude, un point de côté qui me perçait les côtes. Il avait plu toute la nuit précédente et j’ai pataugé dans la boue tout le long. J’ai dérapé, failli tomber, rentrée crottée. Un moment de plaisir.

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